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La guerre d’Indochine

Chassés du Viêt-nam par les Japonais en 1945, les Français ont tenté d'y revenir par la force dans les mois suivants. Pour cela, ils sont entrés en conflit avec les indépendantistes vietnamiens, groupés dans le Viêt-minh, le parti communiste de Hô Chi Minh.
Les Français pacifient le sud du Viêt-nam et le delta du Fleuve rouge, au nord, autour de Hanoi, il leur reste à sécuriser les montagnes de l'arrière-pays par lesquelles le Viêt-minh reçoit armes et munitions en provenance de la Chine.
Après quelques opérations réussies, le général Navarre décide d'attirer les troupes ennemies sur un terrain de son choix en vue de les détruire de toute la force de son artillerie et de son aviation. Il choisit pour cela la cuvette de Diên Biên Phu. Le 20 novembre 1953, deux bataillons de parachutistes sautent sur ce morceau de jungle qu'ils transforment en camp retranché avec barbelés et tranchées. Ils aménagent surtout un terrain d'aviation.
Comme prévu, Hô Chi Minh mobilise d'une magistrale façon ses troupes. En poussant des bicyclettes la nuit à travers la jungle, ses coolies amènent autour du camp, en quelques semaines, de l'artillerie lourde et du ravitaillement pour des milliers de combattants. Pas moins de 260.000 coolies et 20.000 bicyclettes sont ainsi mis à contribution. L'ennemi entame un siège méthodique et concentre ses tirs sur la piste d'aviation, seul lien avec l'arrière. Dès le 28 mars, elle est inutilisable et les Français ne sont plus ravitaillés que par des parachutages. Après de rudes combats et la chute successive des différents fortins, l'assaut final a lieu le 7 mai. La bataille aura fait 3.000 morts et disparus dans le camp français ainsi que 4.000 blessés. 10.000 hommes sont faits prisonniers et vont subir un long calvaire dans la jungle.