Travail à la ferme pour les prisonniers français en Allemagne
Paris sous l'occupation allemande
Pour la grande majorité des français, l'occupation allemande c'est avant tout le manque de liberté, mais c'est surtout les difficultés de la vie quotidienne. pendant quatre ans le français moyen, celui qui n'est pas juif, pas résistant, pas prisonnier, continue de travailler ou à aller à l'école. Comme les Allemands pillent systématiquement ce que la France produit, comme de nombreuses usines ont été détruites au cours de l'invasion allemande, la production industrielle diminue. Dans les fermes, où le tracteur ne peut plus fonctionner, faute de carburant, où les hommes prisonniers manquent, ce sont les femmes qui font l'essentiel du travail.
Les restrictions. Dès 1940, tout est rationné: le pain, la viande, le lait, le sucre, les matières grasses, le tabac. La carte d'alimentation, permet tout juste de ne pas mourir de faim. A la campagne, les choses vont mieux, mais la moindre parcelle de terre se couvrent de pommes de terre. On imagine des produits de remplacement : les glands ou l'orge grillée remplacent le café, les galoches de bois les chaussures de cuir.
On assaisonne la salade sans huile, on fait rôtir les pommes de terre sans graisse, on sucre son café à la saccharine.
Queues devant les magasins pour trouver du ravitaillement
Le marché noir. Si l'on est riche, si l'on est prêt à payer cher, on trouve à peu près tout ce qu'on veut au marché noir. Certains ne manquent ni de beurre, ni de pain blanc. Certains achètent de fausses cartes d'alimentation pour se procurer du pain, et le malheur du plus grand nombre fait la fortune de quelques centaines de milliers de Français qui trouvent que l'occupation allemande a du bon.